Florence Aubenas, reporter depuis une vingtaine d’années dans différents journaux (Le Matin de Paris, le Nouvel Economiste, Libération et depuis 2006 le Nouvel Observateur) était de passage à Strasbourg, mercredi 24 février, pour la promotion de son dernier livre Le Quai d’Ouistreham . En février 2009, elle pose un congé sans solde de 6 mois. Son objectif : réaliser un reportage en immersion dans le monde du travail précaire à Caen. Pour être crédible, Florence Aubenas passe ces 6 mois sous un tout autre visage. Elle se fait passer pour une « active » sans qualification, porte des lunettes, colore ses cheveux et les sculpte d’un chignon. Elle ne conserve que son nom. La précarité, c’est cette situation alarmante dans laquelle un français sur cinq se retrouve. Travailleurs ayant passé l’âge de la retraite qui enchaînent les heures supplémentaires, jeunes actifs sortant du système scolaire sans qualification, ou encore mères isolées. Elle n’épargne personne. Mais cette précarité, qui fait  l’objet de ce livre, c’est aussi ce mot barbare dont la sémantique n’est en réalité que la partie émergée d’un immense iceberg. Entretien. Lire la suite …






