On est toujours très conscient de son bonheur lorsqu’on constate le malheur des autres. Un drame mondial avec ses relents de solidarité planétaire choque les cÅ“urs, et provoque (c’est presque systématique) un sentiment de culpabilité qu’on n’ose pas prononcer.
C’est tout un peuple et un monde en deuil qui a donc constaté le drame du tremblement de terer d’Haïti survenu la semaine dernière. D’un coup d’un seul, un violent séisme a ravagé une partie de l’île, provoquant un effroi sans pareil pour les habitants qui n’avaient en rien calculé le degré de la catastrophe. Il va sans dire que nous sommes tous concernés, catastrophés et consternés par l’un des séismes les plus violents de ces dernières décennies.
Mais ce qui reste le plus choquant, c’est l’arrivée plus que tardive de la prise en compte du drame par les gouvernements internationaux. Seul les Etats-Unis ont su répondre présent et offrir leur aide (alimentaire, financière) à un peuple démuni par la catastrophe.
Tous les regards se dirigent de de ce fait vers ce peuple qui ne connaît désormais que la tristesse. Mais l’espoir. En effet, de toutes les catastrophes en résultaient la notion de victoire, une victoire qui certes nécessitait un combat déterminant : celui de survivre.
De ce fait, nous espérons qu’Haiti ressorte plus forte que jamais de ce cataclysme.
Nous y croyons.
Mounir Belhidaoui






